Logo Agneau de la Gaspésie nourri aux algues

Notre histoire

Il y a maintenant 25 ans, Sylvain Arbour achetait une ferme abandonnée à Bonaventure. Avec un seul bâtiment et quelques 50 hectares qui n’étaient plus en culture, il a commencé son projet d’élevage. Dès le printemps 1990, il achète d’un voisin en production ovine, une soixantaine d’agnelles croisées. Quelques mois plus tard, il commence sa première modification de bâtiment. (Ce ne sera pas sa dernière…). Il souhaite ainsi améliorer sa capacité de logement pour augmenter son troupeau à 120 sujets. Les travaux sont faits en 1991 et, du même souffle, un deuxième groupe de 60 agnelles arrivent. Particularité cette fois, elles sont F-1, déjà les principes d’amélioration génétique sont mis de l’avant.

C’est en 1992 que Sylvain débute enfin la production ovine avec ses 120 agnelles qui mettent bas la première fois. Son emploi de travailleur sylvicole lui permet de planifier ses futurs investissements dans son entreprise. Rapidement, un nouveau bâtiment voit le jour. La construction d’une bergerie froide (non-isolée) 28’x40’ est enclenchée en parallèle au réaménagement d’un bâtiment déjà existant. Un troisième groupe d’agnelles F-1 est acheté la même année. Le troupeau est maintenant composé de 140 brebis avec des béliers de race Dorset et Suffolk.

N’ayant pas les machineries agricoles nécessaires pour faire la récolte de ses champs, il décide de louer son fond de terre à un voisin qui lui fournira le foin nécessaire à son troupeau.

Le développement de l’entreprise se poursuit en 1998 alors que Manon Lelièvre et un associé se joignent à Sylvain. C’est à ce moment que se forme Les Bergeries du Margot. Cette association permet du même coup l’achat d’une nouvelle bâtisse et son fond de terre. Le bâtiment est rapidement transformé en bergerie chaude (isolée). L’ajout de plusieurs hectares de prairie permet à l’entreprise d’acquérir de la machinerie agricole afin de commencer la récolte de leur fourrage pour nourrir le troupeau.

Des brebis s’ajoutent au troupeau existant et une nouvelle bergerie chaude est construite. Manon se donne une formation adéquate en allant chercher un certificat en production ovine du cégep de Matane. L’entreprise a le vent dans les voiles…

En avril 2001, le couperet tombe! C’est l’Agence canadienne d’inspection des aliments avec un diagnostic de Tremblante du mouton qui viendra assombrir durant quelques mois, la vision des producteurs. Ils doivent abattre leur 438 brebis et leur suite, agneaux, agnelles et béliers.

Ceci étant fait, ils procèdent à une désinfection en règle des bergeries tel que recommandé par l’ACIA. À peine cinq mois plus tard, ils acquièrent 360 têtes et les voilà repartis en production.

En 2003, Les Bergeries du Margot possèdent 485 têtes dont 12 béliers. Les bergeries chaudes et froides sont en place pour recevoir toutes les bêtes, mais sur deux sites d’élevage différents. Sylvain et Manon rachètent leur associé et acquièrent leurs premières brebis laitières de race East Friesan. Ils misent sur l’intégration pour augmenter le troupeau laitier.

En 2004, le projet d’expansion est planifié sur plusieurs phases, étalées sur 5 ans. Il comprend, entre autres, le transfert des bâtiments du site secondaire sur le site principal, l’aménagement et la construction de nouveaux bâtiments, l’implantation de la photopériode et la production éventuelle de lait de brebis. Le bâtiment pour la salle de traite et la laiterie seront érigés au printemps 2006.

En 2005, Sylvain et Manon possèdent 325 brebis croisées, 12 béliers purs, 120 brebis Dorset pures et 50 East Friesan pure. La production de l’agneau lourd est répartie à l’année, ce qui permet d’étaler les revenus et d’utiliser les bâtiments au maximum.

Une baisse de rendement a été notée pour 2004, mais les moyens pour y remédier ont rapidement étés mis en place. Un manque d’espace, des travaux majeurs sur la ferme, et un essai en alimentation avec la pomme de terre peuvent en partie expliquer ces résultats. Mais tout ça est chose du passé puisqu’un silo de 60 tonnes sur le site deux a permis d’entreposer le grain et un bâtiment de 50’ x 200’ à structure d’acier recouvert de tissu (Cover-All) a été installé au site principal à l’été 2004. La capacité d’y placer plus de 300 brebis et des agneaux à l’engraissement a rétablis le rendement du troupeau.

Novembre 2005, le couperet tombe encore! La Tremblante du mouton est décelée dans le troupeau. Abattage complet. Les Bergeries du Margot ont repris l’eau de Javel, la machine à pression vapeur, et refait le ménage partout. Puis cherché une race qui serait prolifique, exempte de la terrible maladie et a découvert la Arcott Rideau.

Cette brebis un peu fragile du poumon nécessite une certaine expérience dans le domaine pour qu’elle produise à son meilleur. Sylvain et Manon, ensemble, ont plus de 25 années de pratique. Cette brebis, bonne laitière peut donner jusqu’à quatre agneaux par portée. Elle demande de l’espace, une très bonne aération, et un fourrage de qualité.

La photopériode s’est mise en place, puis une machine d’allaitement pour les surnuméraires. Un projet d’agneau nourri aux algues s’est développé avec 5 producteurs en coopérative. Puis les coopérateurs ont choisi de laisser la commercialisation à chacun des membres. Les Bergeries du Margot ont continué à soutenir le marché puis l’a développé auprès de boucheries à Montréal.

Depuis, l’agneau nourri aux algues se retrouve dans quelques boucheries fines dans la région de Montréal, de Lévis, et même, des Laurentides ou il fait une timide apparition dans la boucherie Val David. Des démarches sont faites pour entrer dans le marché des États-Unis. Pour fournir le marché, deux bergeries de la Gaspésie font de l’agneau nourri aux algues à forfait pour Les Bergeries du Margot. Elles sont soumises au cahier de charge et sont certifiées par CONCERT.

Les Bergeries du Margot, c’est une entreprise qui emploi maintenant deux employés temps plein, un employé temps partiel, plus les deux associés, Sylvain et Manon.

La relève est présente par Leïla, l’ainée, qui prend les cours requis à La Pocatière. Gaël est en troisième secondaire et choisira sa voie sous peu.